Après plusieurs jours de négociations intenses, le sommet climatique a finalement abouti à un accord a minima, avec des engagements qui restent néanmoins flous et limités. Selon Thierry Fornas, Président d’EcoAct, « Il s’agit d’un accord peu contraignant, qui concerne tous les pays, dont le but est de limiter le réchauffement à 2°C alors que la hausse de température actuelle, si on ne fait rien, nous mènera à 4°C de plus.
Ce texte, qui a longtemps opposé les uns et les autres, fut difficile à adopter, mais permet de préserver l’essentiel.»

En effet, les pays industrialisés ont réaffirmé une aide financière aux pays du sud de 100 milliards de dollars d’ici à 2020 pour les aider à faire face au changement climatique, bien qu’aucun calendrier de versement n’aie été établi. Il est toutefois demandé aux pays développés de « continuer à mobiliser de l’argent public, à des niveaux supérieurs » à ceux de l’aide d’urgence décidée pour la période 2010-2012, soit au moins 10 milliards de dollars par an.
Pays pauvres et pays riches se sont également mis d’accord sur une feuille de route pour préparer la conférence de Paris en 2015, en demandant aux pays d’intensifier leurs efforts dans la définition de chacune des contributions nationales pour le premier trimestre 2015, afin de réduire résolument leurs émissions de gaz à effet de serre. Ainsi, il n’est plus question d’engagement, mais de contributions que les pays devront commencer à préparer, et qui devront être intégrées dans un prochain accord, en 2015.
Enfin, saluons l’accord sur le financement du REDD+ et la mise à l’honneur de la compensation carbone volontaire. La CCNUCC (Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques) encourage en effet les pays à faciliter l’usage de la compensation volontaire de la part des gouvernements.

Comme l’a annoncé à nos équipes Gérald Maradan, Directeur Général d’EcoAct, à son retour de la capitale polonaise : « Plus que jamais, le marché volontaire est encouragé et indispensable pour agir efficacement dans la lutte contre le changement climatique. Face au récent rapport du GIEC illustrant l’aggravation des effets du changement climatique et la difficulté des politiques à se mettre d’accord, la prise en considération de la question climatique par la société civile est plus que jamais nécessaire et devrait se renforcer davantage avant 2015.»