Régénération de la forêt tropicale - Bornéo
Résumé du projet de compensation carbone :
Ce projet de compensation carbone consiste à régénérer 25,000 ha de forêt tropicale par la mise en place d'activités de reforestation et de gestion forestière améliorée. Ce sont déjà près de 3 000 000 d'arbres qui on été replantés et sont périodiquement entretenus, permettant notamment le retour d'une biodiversité unique. Les différents bénéfices du projet sont les suivants :
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Contexte
L'île de Bornéo abritait de vastes zones de forêts tropicales où vivaient plus d'espèces indigènes que nulle part ailleurs dans le monde, et notamment en Afrique orientale. Cependant, au cours des 60 dernières années, le développement de plantations de palmiers à huile, accompagné d'importantes opérations d'exploitation commerciale du bois centenaire, a fortement accéléré la déforestation et la dégradation de la biodiversité des forêts tropicales primaires de cette partie Malaisienne de l'île, dans l'Etat de Sabah.
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Les conséquences néfastes de ces dégradations environnementales touchent en particulier la faune - les espèces mammifères et oiseaux voient ainsi leur habitat naturel se dégrader – autant que la flore, puisque cette zone abrite plusieurs espèces d'arbres menacées d'extinctions.
Enjeux et Objectifs
Ce projet de compensation carbone vise à régénérer et protéger sur 100 ans plus de 25 000 ha de forêt tropicale à travers des activités de reforestation et de gestion forestière améliorée. A ce jour, près de 12 000 ha de forêt tropicale ont déjà été restaurés. Il s'agit ici de trouver une solution répondant à deux problématiques : la menace de la déforestation qui pèse sur la région et le danger pour la biodiversité, tant pour la faune que pour la flore. L'enjeu consiste donc à recréer, en bordure d'une des dernières réserves de forêt vierge dans la vallée de Danum, un environnement sain pour les espèces locales, et à réintroduire les espèces d'arbres en voie d'extinction produites localement des pépinières dédiées.
De nombreux effets positifs ont déjà été identifiés :
- Restaurer la diversité de la faune : orang-outans, gibbons, éléphants pygmées, oiseaux, etc.
- Restaurer la diversité de la flore : réintroduction d'espèces d'arbres menacées
- Séquestration de carbone grâce à la régénération de la forêt
- Création de nombreux emplois (plus de 50 emplois directs et 100 emplois induits pour la tenue des pépinières, la transplantation, l'entretien et le suivi de la croissance des arbres)
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Moyens mis en œuvre
Après étude attentive du terrain et des zones concernées, ce projet de compensation carbone se décompose en de multiples étapes :
1. Mise en pépinières de milliers de grains pour assurer la croissance sereine des espèces
2. Arrachage (ou section) systématique des plantes grimpantes dans les zones de la forêt à restaurer. Ce procédé permet de favoriser la croissance des arbres existants, et de créer les conditions optimales pour les futurs nouveaux plants
3. Tracé des lignes selon lesquelles les nouveaux plants seront transplantés (1 m de large, sur une distance pouvant aller jusque 1,5km – les différentes lignes ouvertes sont parallèles, espacées de 10m)
4. Identification des arbres existants et marquage des emplacements de futurs plants. Plantation à une densité moyenne de 200 plants par hectare.
5. Après 3 mois premier programme de maintenance et recensement des espèces plantées. Le taux de mortalité doit être inférieur à 3% (sinon, les plants morts sont replantés)
6. Après 6 mois à 1 an, deuxième programme de maintenance. Les 8 premiers mois sont cruciaux pour la survie des plants.
7. Après 3 ans, 3ème ou 4ème programme de maintenance et nouveau recensement. Le taux de mortalité doit être inférieur à 20%.
8. Tous les 2 ans au maximum, un nouveau programme d'entretien débute. Au bout de 20ans, les taux de survie sont très élevés, supérieurs à 55%
Bénéfices du projet : Focus sur les apports sociaux et économiques
Séquestration de carbone grâce à la régénération de la forêt. La quantité de carbone séquestré est périodiquement contrôlée par des vérifications sur le terrain. Depuis 2000, le projet a généré environ 1 100 000 de crédits carbone.
Le volet social de ce projet : dans la zone traitée, des pépinières, un dispensaire, une cantine, et des logements ont été construits. De plus, de nouvelles filières économiques sont créées afin de préserver la forêt tropicale : rangers embauchés pour éviter les activités illégales, éco-tourisme, activités de recherche, etc. Les ouvriers agricoles locaux sont formés à l'utilisation des technologies GPS pour le suivi de la croissance des arbres et la comptabilisation du carbone séquestré. Certain techniciens sont par ailleurs embauchés par les chercheurs en tant qu'assistant pendant la duré de leurs travaux (2 à 5 ans).
Particularités du projet
Réhabilitation de l'habitat de nombreuses espèces mammifères et d'oiseaux : la recherche a montré que le projet de réhabilitation permet un habitat durable pour les animaux, en particulier les oiseaux. En outre, Orang Outans, ours, Gibbons et les éléphants Pygmées sont fréquemment aperçus. Les zones de conservation et de projet sont aussi l'un des derniers refuges pour le rhinocéros de Sumatra, une espèce gravement menacée. Dès 2013, un process de suivi chiffré des populations animales présentes sera mis en place.
Géolocalisation du projet















